Non mais t’as vu ma tête!

Non mais t’as vu ma tête!

non mais t'as vu ma tête

Spectacle sans paroles et en trois tableaux pour un peintre et sa toile | De Luc Amoros | Mise en scène: Brigitte Gonzalez | Artiste en scène: Pierre Biebuyck | Direction technique et régie: Vincent Frossard

Durée: 50mns
150 places

Réservations
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Informations
Bernard Cabarrou: 05 62 39 78 48
formation@maisondusavoir.fr

C’est un peintre, seul sur la scène, avec sa grande toile, face aux enfants. Sa toile, c’est une sorte de grand écran carré, posé sur la scène, d’environ 2m de côté. Il commence à annoncer aux enfants, dans une langue inventée, qu’il va exécuter, devant eux, son autoportrait. Après une série de petites péripéties comiques, il entame son tableau se peignant sous les traits d’un nouveau-né qu’il retouche aussitôt en portrait d’enfant, puis d’adolescent et enfin d’adulte. Il fait, par trois fois, vieillir son sujet, affirmant à chaque fois, dans sa langue inventée, que c’est bien une image de lui qu’il exécute, faisant fi de son âge ; et l’on s’aperçoit en effet, imperceptiblement, que c’est bien à un autoportrait que le peintre se livre, un autoportrait en mouvement. Quand il en arrive, dans sa progression, à son visage d’aujourd’hui, bien-sûr identifiable comme tel par le public, le peintre range alors ses pinceaux et sa toile, visiblement satisfait ; mais quand il entreprend alors, tournant le dos à sa toile, de saluer son public et de quitter la scène, son portrait lui, continue de vieillir en passant par tous les âges de la vie (grâce à un procédé de projection vidéo que nous avons mis au point et qui relaye imperceptiblement l’image peinte).

Quand le peintre, enfin, s’en aperçoit, alerté par les cris des enfants (réaction non garantie mais très probable) il se fige, sidéré par le mouvement de son image et se précipite enfin
pour tenter d’en interrompre le cours dont il devine l’issue fatale mais n’a, finalement, pas d’autre moyen pour l’en empêcher, que d’arracher laborieusement la toile de son support.
Cet épisode final du chapitre contribue, après un préambule semé de gags, au caractère pathétique et dérisoire de notre personnage. C’est un clown à qui tout échappe, même son
image.

“C’est une nouvelle de Jean-François Laguionie, un écrivain et réalisateur de cinéma d’animation, qui m’a inspiré ce chapitre. Un homme décide, à l’aide d’une caméra qui fonctionne image par image, de prendre, chaque jour de sa vie, un cliché de son propre visage. A sa mort, quand on décide de visionner le résultat du tournage de toute une existence, quelques mètres seulement de pellicule défilent sur l’écran. Mais quelles images! Alors qu’on se prépare à soutenir, sur l’écran, un regard capté pour défier le temps, on assiste, contre toute attente, au spectacle saccadé et tremblotant de la mort en mouvement.

Alors, ici, c’est bien-sûr sur un mode plus léger, plus ludique, que je propose aux enfants-spectateurs de se confronter à la question du regard sur soi, de sa propre image dans le temps, dans le “grandir”, et, d’une certaine manière aussi, à la question de la maîtrise de sa propre image. Ici, c’est bien-sûr sur un mode plus léger, plus ludique, que je propose aux enfants-spectateurs de se confronter à la question du regard sur soi, de sa propre image dans le temps, dans le “grandir”, et, d’une certaine manière aussi, à la question de la maîtrise de sa propre image.”

[youtube RZ_qbGONfDQ]


Liens complémentaires
http://www.lucamoros.com/spectacle/non-mais-tas-vu-ma-tete/
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